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18 oct. 2019

Compost de surface

Amendement du sol

Etant donné le temps dont le projet dispose pour améliorer le sol, la maraîchère privilégie un compostage de surface à un compost classique, en tas, qui demande au minimum 2 à 3 mois pour être utilisable et 6 mois, au moins, pour être mûr et s'apparenter à un terreau.

Le compost s'obtient par la décomposition des matières organiques et nécessite humidité et chaleur.
La chaleur importante (jusque''à 70 °C) générée au sein d'un compost témoigne de l'activité des organismes décomposeurs et entraîne la destruction complète des semences et organismes pathogènes potentiels.  Cela évite ainsi toute propagation de maladies lors de l'utilisation du compost dans le potager, par exemple.

Le compost de surface, quant à lui, s'utilise comme un paillis qui va nourrir le sol en se décomposant au fur et à mesure des ajouts de matière organique et protéger le sol des intempéries, limiter les mauvaises herbes et mieux réguler les besoins en arrosages.  Il n'y aura toutefois pas d'augmentation de température et il faut donc être attentif à ne pas y mettre de plantes malades ou montées en graines si l'on ne veut pas se retrouver avec des tas de pousses "indésirables".
Ce type de compostage est beaucoup plus facile à mettre en place, plus rapide et ne demande pas autant de main d'oeuvre.

7 oct. 2019

Bokashi

Amendement du sol

Le bokashi, plus connu chez nous comme compostage “urbain”  afin de valoriser les déchets de cuisine et pour un petit volume, peut aussi être utilisé pour de grandes surfaces afin d’améliorer la vie du sol.

C’est pourquoi, la maraîchère a décidé de tenter la production d’un bokashi maison sur le terrain.

Le principe du bokashi est la fermentation anaérobie (sans oxygène) des déchets végétaux, qui vont ensuite fournir la matière organique nécessaire à alimenter les sols de culture pauvres en humus.

Le compost traditionnel, lui est généré par la décomposition aérobie (à l’air) des éléments.

Le bokashi une fois prêt (2 à 4 semaines) peut être soit utilisé comme amendement du sol, soit ajouté directement au compost afin d'accélérer le processus de décomposition et le rendre plus assimilable grâce à la préservation des micro-nutriments.

Et vous, avez-vous une expérience avec le bokashi ?

Permaculture à la ferme Arc-en-Ciel


Nous avions envie de partager cette video avec vous :



Vous y trouverez des sources d'inspiration et de réflexion pour tout projet en maraîchage naturel.

Les stagiaires de Terres nourricières en Haute-Meuse avaient eu l'occasion de faire une visite à la ferme Arc-en-Ciel au mois de mai dernier.  Vous trouvez le compte rendu de cette visite ici.

28 sept. 2019

Maraîchage biologique - agroécologie

Participez à notre projet de verger-potager en agroécologie à Dinant et devenez maraîcher biologique

L’alimentation durable est un sujet qui vous intéresse ?  Vous avez envie de vous former au maraîchage biologique mais ne savez pas par où commencer ?
Ou, au contraire, vous avez déjà une expérience sur le sujet et aimeriez vous perfectionner et être accompagné dans votre projet ?
Vous cherchez un métier d'avenir dans votre région et vous êtes sensible à l'environnement ?

cageot de tomates fraîchement récoltées

Terres nourricières en Haute-Meuse propose une formation pratique et théorique, sur un terrain de 12 ares situé sur les terres d’un verger conservatoire.

Formation gratuite avec possibilité de dispense de recherche d'emploi.

Accessible à tous :-)

Infos & contact : info@terres-nourricieres.be
ou par tél. au 0470/46 26 99

15 sept. 2019

C'est la rentrée ;-)

Les nouveaux stagiaires apportent un renouveau au travail du terrain; chacun amenant ses connaissances et/ou questions sur les cultures, le sol, … ou encore l’aménagement des parcelles.
Cela promet de belles choses à venir.  Les récoltes continuent et sont de plus en plus fournies dans le magasin des Vergers & Ruchers mosans qui accueillent Terres nourricières.  Les clients sont curieux et des retours sympathiques sur le projet, parfois très impliqués, se manifestent.

Les stagiaires sur le terrain paillage d'une parcelle

pois, pommes de terre, haricots

planches oignons, radis, carottes

compost de pommes


A côté des récoltes de légumes, les stagiaires s’investissent également dans la cueillette des pommes.   Le terrain se trouve tout de même sur un verger conservatoire ! ;-)

haricots à rames

pommes


3 sept. 2019

La formation reprend !

Terres nourricières Haute-Meuse accueille de nouveaux stagiaires

La formation en maraîchage biologique a accueilli aujourd’hui de nouveaux stagiaires.  De nouvelles énergies et réflexions pour alimenter le projet qui commence a bien prendre forme. Tout le monde est impatient de le voir évoluer et de participer à la mise en place des nouveaux plans de culture.

Les légumes récoltés quotidiennement côtoient désormais les pommes dans le magasin des Vergers et Ruchers Mosans (tomates, concombres variés, courgettes diverses, basilic, mini-courges et pâtissons, oignons, échalotes,…).  Les premiers haricots à rames (mangetout de Malines) ont été cueillis mais quelques jours supplémentaires avant une vraie récolte leur seront profitables !-)

Encore quelques doryphores sur les pommes de terre mais heureusement pas sur les autres solanacées.

Les sangliers nous ont rendu visite et ont un peu chamboulé les curcubitacae ! Espérons qu’ils ne remettront pas ça.  Certains vignerons les tiennent à l’écart en accrochant des mèches cheveux humains aux clôtures.  Des agriculteurs les éparpillent au pied des plantations.  L’odeur humaine agirait comme répulsif (également pour les lapins et les chevreuils …). A essayer ?

L’oïdium s’installe sur les feuilles de certaines curcubitaceae :-v La météo ? les plants trop rapprochés ? trop d’azote ?

7 août 2019

Swales (baissières)

L'arrosage est un des problèmes majeurs sur le terrain et plusieurs pistes ont été envisagées, entre autres l'aménagement de "swales" (ou baissières), sortes de rigoles ou de tranchées permettant de retenir l'eau.  La typologie du terrain semble rendre la chose hasardeuse.  Son inclinaison et la présence d'arbres demandent une réflexion approfondie avant de se lancer.

Nous reviendrons sur le sujet !-)

24 juil. 2019

Les choux ont été repiqués

Repiquage

Les semis de choux, après voir été mangés par les limaces (?) et sauvés en étant rentrés dans la serre et placés, toujours en potiquets, entre les céleris, ont enfin été repiqués, dehors, près des céleris.


choux repiqués près des céleris


19 juil. 2019

sur le terrain ...

Des légumes, des insectes, du foin, ...


La parcelle 6 qui était bâchée pour éviter la prolifération de la végétation en attendant qu'on la travaille a été débâchée.  Très efficace.  Du compost et du paillage ont été ajoutés en surface.

Les petits choux repiqués pour la deuxième fois en godet ont été bouffés ...  Ils ont été placés dans la serre, toujours dans leur godet, près des céleris, sur la paille et ils reprennent ! :-)

Le milpa se porte de mieux en mieux.  Les curcubitaceae s'épandent joyeusement; fleurs et fruits sont au rdv.  On peut reconnaître la Longue de Nice et le Butternut.  Les concombres et les cornichons ont plus de mal.

Les pois sont en fleurs et les gousses commencent à apparaître.

  

Malgré une chasse sans pitié, il y a encore quelques doryphores sur les pommes de terre mais ils n'ont pas encore eu le temps de les détruire :-)

Dans la serre, les feuilles de certains plants de tomates sont entortillées. Protection pour garder l'eau  ou attaque d'un insecte ?

Quelques rares coccinelles ont été repérées.

Une libellule vient survoler la phacélie de temps à autre.

Les sauterelles, elles, sont bien là ! De même que des petits coléoptère rougeâtres appelés Téléphores fauves (Rhagonycha fulva) qui se régalent sur les ombellifères.


Téléphores fauves (Rhagonycha fulva) sur une Berce

15 mai 2019

Visite à la Ferme Arc-en-Ciel

Découverte d’un lieu exploité en permaculture - maraîchage biologique


Au début du projet, les stagiaires ont eu l’occasion de visiter la ferme Arc-en-Ciel à Wellin.  Cette ferme expérimentale est un modèle pour tous ceux qui s’intéressent à une agriculture différente de ce qu’impose l’agro-industrie.  Ci-après, un compte rendu, en abrégé, de la visite.

Visite du 13 mai 2019 - 14h-16h30

visite des stagiaires à la Ferme Arc-en-Ciel
Explications du projet Arc-en-Ciel

La ferme existe depuis 1987. Rudolf, d’origine suisse, a racheté la ferme et les terres en vue d’un projet visant à la souveraineté alimentaire en permaculture. Pourquoi à cet endroit : attaches familiales et prix plus abordable qu’en Suisse. 
-  10 ha - aucune mécanisation hormis une tractopelle
-  jamais de passage sur les parcelles afin d’éviter le tassement
-  surface cultivée  de manière extensive (à l’inverse de la ferme du Bec Hellouin): +/- 60 ares y compris les serres - 1 seule personne s’en occupe (Serge) avec des aides ponctuelles
-  ensemble de techniques culturales
-  captage d’eau de pluie (ruissellement des toits) dans un bassin de 240 m3

  • distribution d’eau via tuyaux enterrés
  • arrosage par système de goutte-à-goutte 
  • rampes d’arrosage dans les serres quand les plantations le permettent (e.g. pas sur les tomates, cela favoriserait le mildiou  - combinaison chaleur + humidité)
  • arrosage avec parcimonie —> pas d’arrosage dehors sauf lors des repiquages en juin/juillet lorsqu’il fait trop sec pour favoriser la germination
  • dans les serres : arrosage environ 1x/semaine
  • également alimenté par ascension capillaire

—> un trop grand apport d’eau peut favoriser des légumes plus volumineux mais au détriment du goût et avec une perte de vitamines 

en Famenne, peu de pluie : environ 800 mm/an
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